Libération d’Edan Alexander : comment Trump est-il devenu un interlocuteur du Hamas?
La photo revêtait un aspect symbolique : Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président américain Donald Trump au Moyen-Orient, posait avec des familles d'otages israéliens à Tel-Aviv, le 13 mai, au lendemain de la libération du soldat israélo-américain Edan Alexander. Symbolique, parce qu'elle ajoutait du poids à des informations sur l’implication des États-Unis dans les négociations pour la libération des otages israéliens dans la bande de Gaza grâce à des pourparlers directs avec le Hamas, sans que le gouvernement israélien de Benyamin Nétanyahou soit présent à la table des négociations. Après l’annonce par le Hamas de son intention de libérer le soldat israélo-américain, le président Trump a qualifié cette nouvelle de « monumentale » tout en disant espérer que cette libération soit C’est par l’intermédiaire du professeur palestino-américain Bishara Bahbah que l’administration Trump a négocié avec des responsables du Hamas, au Qatar, la libération d'Edan Alexander, ont révélé le journal saoudien Sharq al-Awsat et le site libanais Al-Mayadeen, mardi, en citant les confidences de dirigeants du Hamas. Lors de la dernière élection présidentielle américaine, M. Bahbah a soutenu Donald Trump en créant la campagne Selon le site Axios, c’est le Hamas qui a pris contact avec Bishara Bahbah pour mener des négociations secrètes au sujet du soldat israélo-américain. Après plusieurs rencontres, Steve Witkoff aurait réussi à convaincre le Hamas de libérer le soldat sans contrepartie, en plaidant que cela revêtait Selon un responsable palestinien, l’administration Trump aurait fait savoir qu’en cas de libération de l’otage, les États-Unis auraient fait pression pour un cessez-le-feu d'une durée de 70 à 90 jours. Pendant cette trêve, des négociations auraient été entamées pour un arrêt définitif des combats. De plus, les États-Unis, le Qatar et l’Égypte auraient garanti le non-retour à la guerre durant ces pourparlers, selon ce qu’a rapporté Sharq al-Awsat. Des Israéliens regardent dans les rues de Tel-Aviv la retransmission en direct de la libération d'Edan Alexander, un Israélo-Américain qui était retenu à Gaza depuis le 7 octobre 2023 et qui a été libéré par le Hamas lundi. Photo : Associated Press / Oded Balilty Ces négociations secrètes marquent un changement de ton apparent de la part du président Trump, qui a menacé le Hamas, de même que la population de Gaza, au moins trois fois depuis son élection. Avant même son accession à la Maison-Blanche, M. Trump avait exigé du Hamas de libérer les otages avant sa cérémonie d'investiture, le 20 janvier 2025, sous peine de voir Une seconde menace du même acabit avait été lancée le 10 février, promettant Lors de sa dernière menace, qui remonte au 5 mars dernier, M. Trump avait encore une fois demandé la libération C’est vers le mois de mars que l’administration Trump a entamé les discussions avec le Hamas pour la libération du soldat israélo-américain, selon les médias saoudien et libanais. Après la libération de l’otage Edan Alexander, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a dépêché une délégation de négociateurs à Doha pour discuter d’un cessez-le-feu ainsi que d’un accord d’échanges d’otages israéliens et de prisonniers palestiniens. Selon Al Jazeera, Steve Witkoff et des responsables qataris ont rencontré mardi dernier la délégation israélienne, et les discussions se poursuivent. Des médias israéliens ont rapporté que M. Witkoff tentait de convaincre le premier ministre israélien d’ Avant l’envoi des négociateurs, Benyamin Nétanyahou avait annoncé un « plan de conquête » de la bande de Gaza, qui forcerait encore une fois un déplacement de la population à l’intérieur de l’enclave. Cette décision de M. Nétanyahou, appuyée par son cabinet de guerre, semble visiblement en contradiction avec l’approche de Donald Trump, qui espère mettre fin à la guerre. Le défi est donc de taille pour la diplomatie américaine. D’un côté, Benyamin Nétanyahou exige le désarmement du Hamas et sa disparition de la scène politique de Gaza. De l’autre, le Hamas a déclaré qu'il est prêt à céder le pouvoir dans la bande de Gaza et à accepter une trêve avec Israël, assortie de garanties de sécurité, mais il refuse catégoriquement de déposer les armes. Le premier ministre israélien ne cesse de répéter qu’il veut atteindre les objectifs qu’il s’est donnés, à savoir la destruction totale du Hamas et la libération de tous les otages. Céder sur ses objectifs entraînerait le départ de ses alliés d’extrême droite au Parlement israélien et la chute de son gouvernement. Avec les informations de Sharq al-Awssat, Al Jazeera et Al MayadeenJ’espère que cela [la libération d’Edan Alexander] sera une lueur d’espoir pour tous les autres
, a déclaré M. Witkoff à un journaliste alors qu’il se trouvait parmi les familles des otages.la première des dernières étapes nécessaires à la fin [du] conflit brutal
qui a dévasté la bande de Gaza depuis plus d'un an et demi.Les coulisses des négociations entre Washington et le Hamas
Les Arabes pour Trump
. Cela lui a permis de se rapprocher de l’équipe du président américain.une grande importance pour Trump
.
Changement de cap
l’enfer
éclater au Moyen-Orient, avait-il déclaré.l’enfer
au Hamas s’il ne relâchait pas les otages le samedi suivant.immédiate
de tous les otages. En s'adressant aux chefs du Hamas
, il leur avait lancé cet appel : quittez Gaza tant que vous pouvez le faire
.Défi diplomatique et politique
élargir les prérogatives de la délégation israélienne
afin de pouvoir en arriver à un accord.
Advertising by Adpathway









